20
Nov
08

Message du comité de soutien

Bonjour,

Lundi un comité de soutien aux inculpés du 11 novembre (Tarnac et autres) s’est
constitué. De plus, un site vient d’être ouvert, sur lequel vous trouvez
au fur et à mesure diverses informations ; l’adresse est :
www.soutien11novembre.org/ .

Face à la manipulation et à la désinformation à propos des « inculpés de Tarnac »,
nous devons réagir au plus vite. Tout le monde est plus ou moins concerné : la
criminalisation de toute contestation politique et sociale s’étend peu à peu. Il
faut bien en avoir conscience (de nombreux exemples pourraient être donnés).
Soutenir les inculpés du 11 novembre revient à anticiper le soutien dont, nous
mêmes, pourrons peut-être avoir besoin un jour.

Nous pouvons (devons) :
— créer ou aider à la création de comités de soutien (indépendants ou non)
partout où c’est possible,
— écrire aux inculpés, en particulier aux cinq qui sont emprisonnés,
— verser de l’argent pour les divers frais ( aide au cantinage des emprisonnés,
avocats, affiches, tracts, publications…),
— participer à des campagnes d’information,
— faire circuler l’information autour de soi, dans nos réseaux…
— contacter un maximum de personnes « médiatiques » (même si cela n’est pas dans
nos habitudes) : intellectuels divers (universitaires, philosophes,
écrivains…), artistes, politiques.
— …

Dans un premier temps, nous devons mettre toutes nos forces pour obtenir :
— la libération des cinq écroués et
— la requalification des accusations (entre autres la suppression du
qualificatif de « terroriste » — c’est trés important car cela conditionne la
demande de libération provisoire et, bien sûr, c’est trés déterminant quant à la
longueur de la peine encourue).
Pour cela, nous devons exercer une forte pression permanente sur :
— les médias,
— le gouvernement,
— les politiques,
— les syndicats…

Ne pas se décourager et tenir bon.
Amicalement.
Francis

Adresse :
COMITE DE SOUTIEN AUX INTERPELES DE TARNAC
19170 Tarnac


9 Responses to “Message du comité de soutien”


  1. novembre 20, 2008 à 17:12

    Bonjour, le site « Soutien11novembre » n’a pas l’air de marcher.

  2. novembre 20, 2008 à 18:34

    marche toujours pas le site…

  3. novembre 21, 2008 à 01:50

    « Contre-terrorisme. Exercice de la Marine jusqu’à demain
    Un exercice de contre-terrorisme, baptisé « Finistère 2008 », a commencé hier matin et se poursuit jusqu’à demain. Il s’articule autour de trois points sensibles du département que sont la Pyrotechnie de Saint-Nicolas (au Relecq-Kerhuon), la pyrotechnie de Guenvénez (en presqu’île de Crozon) et le centre militaire de coordination et de contrôle de Loperhet. L’objectif : mettre en œuvre et vérifier les plans particuliers de protection de ces points sensibles et mettre en place des plans de sauvegarde terrestre. Une vingtaine de fusiliers marins de Brest, en tenue civile, sont mobilisés pour l’occasion. Leur mission : s’infiltrer dans les points sensibles et matérialiser la menace terroriste en recherchant notamment des renseignements auprès de la population. » (letelegramme.com du 19/11/2008)

    le lien est mort, enlevé, kidnappé, torturé, pris en otage, censuré, enchristé, à la santé???
    Ou bien les inculpés s’en tapent du « soutien » ???

  4. 4 gégé alias café noir
    novembre 21, 2008 à 10:02

    site tjrs inactif,sabotage sûrement!

  5. novembre 21, 2008 à 13:27

    Le lien est renoué! Pas trop serrées, les menottes, SVP !!!

    « Bretagne
    vendredi 21 novembre 2008
    Les militaires s’entraînent au risque terroriste
    Ouest-France
    Les gendarmes ont été associés à l’exercice de contre-terrorisme Finisterex 2008. Ils ont assuré des tâches de surveillance. : Ouest-France
    Navires et installations militaires constituent des cibles potentielles. Pendant trois jours, l’exercice Finisterex 2008 a permis de tester les mesures de sécurité.
    Hier jeudi, à 10 h 45. En tenue camouflée, sept fusiliers-marins du Groupement d’intervention régional (GIR) prennent position au phare du Petit-Minou. Vue imprenable garantie sur la rade de Brest et son fameux goulet. Mais, visiblement, les militaires ne sont pas venus là pour faire du tourisme.

    Difficile d’en savoir plus. Ni photos ni interviews. La discrétion est de mise. Des gendarmes nous rejoignent. Ils sont un peu plus bavards que leurs collègues fusiliers-marins. « Nous sommes là en cas d’arrestation d’une personne, indique le gendarme Valérie Rachet. Comme nous nous trouvons en territoire civil, la procédure ne serait pas valable sans notre présence. »

    Une menace clairement identifiée

    11 h 30. « Alpha, alpha, unité précieuse vient de passer le Mengant… », signale la radio du véhicule des fusiliers-marins. On attend de voir. On tarde à savoir. Sur le coup de midi, ladite « unité précieuse » passe devant le phare du Petit-Minou. Il s’agit du remorqueur Malabar, escorté par une vedette de la gendarmerie maritime. Pour les besoins de la cause, il vient de jouer le rôle d’un sous-marin nucléaire.

    L’exercice Finisterex 2008 s’achève. Il était destiné à mettre à l’épreuve les mesures antiterroristes autour de lieux ou de matériels stratégiques : stockages de munition de la Marine nationale, sous-marins de la force de dissuasion, installations radar de l’armée de l’air. Il a directement mobilisé plus de 200 militaires pendant trois jours et trois nuits.

    Parmi eux, une vingtaine de fusiliers-marins en civil ont joué le rôle des terroristes. Attentats dans un réfectoire ou contre un dépôt de munition, attaque à la voiture-bélier, « bombe humaine »… Tous les coups ont été permis et tous les cas de figure, ou presque, envisagés.

    L’adversaire potentiel, lui, avait un visage clairement identifié. « Nous jouons toujours un peu le même scénario, indique le colonel Michel Beauval, adjoint protection défense à la préfecture maritime de l’Atlantique. La France s’engage sur un théâtre d’opérations extérieur. Là, elle doit faire face à une menace radicale islamiste qui encourage des opérations terroristes sur le sol français. »

    Olivier MÉLENNEC.

  6. novembre 22, 2008 à 09:06

    Une adresse à avoir,

    Julien COUPAT
    N° d’écrou 290173
    42 rue de la santé
    75014 PARIS.

    SNCF TARNAC

    N’oubliez pas ces jeunes, ils sont victimes de délit d’opinion.
    Sur les faits qu’on leur reproche, aucune preuve, rien…
    Pour nos enfants, pour la justice et le droit, contre les fourberies et les insultes aux droits de l’homme, ECRIVEZ A JULIEN , un petit mot sympa suffit, ne parlez pas de l’affaire, la censure veille.
    Merci pour eux merci pour nous, Serge k

    Commencez tous par écrire à Julien, concentrez vous sur lui c’est le « chef » de cette cellule « terroriste » il parait.
    Si pour lui la requalification de l’inculpation passe, pour les autres ce sera pareil.
    Si ça traine, on verra. Toute mon amitié. Serge K

  7. 7 Martine la Girondine
    novembre 23, 2008 à 23:52

    Une pétition venant de Eric Hazan ( auteur de « LQR » ) et des éditions de la Fabrique commence à circuler : la voici

    Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et social ».

    La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi – et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.

    Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole. Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de ses dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

    En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.

  8. mars 8, 2009 à 15:44

    Quand Julien Coupat sera ministre dans son pays

    Je pense aux longueurs des minutes lorsqu’elles s’accumulent péniblement les unes aux autres pour former des heures, et des heures entières où l’on attend le plus patiemment possible l’arrivée d’un nouveau jour qui s’amoncellera aux jours passés, si lentement déjà, dans l’espérance interminable d’un jour prochain où l’on sortira enfin de cellule et l’on pourra rejoindre ses proches, ce dernier jour emprisonné est le plus long.

    Le premier jour est le jour indigne de l’humiliation ultime, comme un singe de pleine jungle il s’agit de montrer son anus aux surveillants de la détention en signe de soumission, cette mesure n’a rien à voir avec la moindre volonté de sécurité puisque le détenu récalcitrant sera tabassé, jeté nu sans soins au cachot, et les conditions de torture psychologique pousseront les autres au suicide ou à la prise de médicaments psychotropes.

    La prison n’est pas un lieu de villégiature pour les enfants de Neuilly, pourquoi celui-ci y est-il donc? A-t-il mal joué aux billes avec l’un des rejetons de la famille régnante et cela devient crime de Lèse-Totalitaire, est-ce parce qu’on le voyait trop souvent avec la fille d’un ami de Dany le rouge de honte, les révolutionnaires de salon se sentent le vent des crises en poupe, ils font rejouer la partie par leurs enfants, pour le bénéfice de qui?

    Cette histoire a-t-elle commencé en 1984? Aux accents Orwéliens d’une rigueur cagoularde, lorsqu’il fut temps de découvrir stupéfaits que les chefs de la Gauche de Gouvernement avaient toujours été les chefs des intérêts du capitalisme libéral anciennement avancé? Ou bien cinquante ans plus tôt lorsque la cagoule historique se conjura et promit que « plus jamais 36, la prochaine fois nous serons les chefs de la Gauche » ?

    En tout cas c’est bien en 1984 que les règles générales qui gèrent les conditions ignobles de ta détention furent peaufinées, ainsi que l’arsenal judiciaire terroriste fut initié. A l’époque, tu était bien jeune Julien, il s’agissait d’enfermer des militants qui sont toujours en prison à ce jour malgré leurs grands et notables services rendus à l’Etat Français (Règlement du contentieux Eurodif et libération d’otages français détenus au Liban).

    La République ne se meurt pas, elle s’est auto-dissoute par suite de déconvenues. La gestion des affaires est déjà entre les mains des capitaines de l’économie mondiale, ils nous ont promis la guerre civile mondiale, nous aurons la guerre civile mondiale, pour rénover les quartiers un bombardement va plus vite en besogne que de trop lentes expulsions locatives suivies de bulldozers-reconstruction, regardez Gaza.

    Mais il y a ce peuple de miséreux, c’est toujours incertain un peuple, imprévisible et non programmable, on ne peut pas en changer constamment comme lors de la grande guerre de 1914, qui ferait le travail? Il faut assidûment tenter de lui trouver des chefs adéquats, et si possible issus d’un autre milieu, d’un milieu naturellement méprisant envers les « esclaves » qu’ils sont, sinon ils seraient Autonomes.

    Wikipédia, l’encyclopédie au service de la réécriture Pro-Situ de et des Histoires nous apprends sur L’EHESS: « C’est à une initiative de la Fondation Rockefeller, désireuse de favoriser dans le cadre de la reconstruction de la France de l’après-guerre des études sociologiques éloignées du marxisme, que l’on doit la création en 1947 de la VIe section de l’École pratique des hautes études(L’EHESS). Dirigée par l’historien Lucien Febvre, alors préféré à Georges Gurvitch, grande figure de la sociologie de l’époque, cette institution allait être un des centres de l’intense réflexion sociologique des années 60, autour de François Furet ou de Fernand Braudel. Fernand Braudel qui succède à Febvre, installe en 1962 les diverses équipes de recherches disséminés dans le quartier latin dans les locaux actuels de la Maison des sciences de l’Homme du boulevard Raspail, grâce notamment à un financement de la Fondation Ford ».

    Gageons que ces grandes fondations n’ont pas dévoyé leur argent pour créer un nid de contestataires patenté, voici pourtant de grands noms ayant par le passé inlassablement tenté d’éclairer le pauvre peuple: Pierre Bourdieu, le déconstructeur du marxisme, Luc Boltanski, Jacques Derrida le déconstructeur total, Pierre Rosanvallon, le déconstructeur de la sécurité sociale, Ignacio Ramonet, le déconstructeur de la critique, Alain Touraine, Cornélius Castoriadis, le déconstructeur du socialisme, maintenant Julien, le déconstructeur de l’Autonomie, etc.

    C’est l’un des objectifs totaux de la bourgeoisie, prendre le contrôle mental de tout ce qui bouge, avant qu’il ne pense même à bouger, bien évidemment la hauteur de leurs vues sur nous, sujets de leurs études, ne nous permet en rien de répondre à leurs courtoises interrogations sur notre devenir, penser avec ou contre eux c’est comme de tenter de manger au banquet de la bourgeoisie, vous n’y serez pas invité deux fois tant il est clair que vous n’aurez jamais les bonnes manières.

    Dans notre bouche, le mot « Autonomie prolétarienne » n’a évidemment pas le même sens que pour eux, puisque c’est de nous-même que nous parlons, et les moyens empruntés pour y parvenir ne seront pas tout à fait les mêmes non plus, c’est une histoire qui nous appartient et que ceux qui dans leurs cercles appartés nous traitent d’esclaves ne sauraient comprendre, pas plus qu’ils ne sauraient imiter nos luttes.

    En dehors de prendre le contrôle de nos vies, il faut également prendre le contrôle des changements nécessaires à l’organisation du capitalisme en crise permanente, et donc faire fonctionner les intellectuels coûteusement formés dans toutes les directions du possible et de l’imaginaire, apprendre à vivre encore plus pauvrement encore en temps de crise, voilà le bon conseil, ceux de Neuilly le découvrent, nous y sommes depuis des années.

    Alors voilà, Monsieur le Juge, vous qui ne vous embarrassez guère des droits humains, encore moins des idéaux de la République que vous pervertissez, que votre maître le Grand Totalitaire en soit d’accord ou non, il vaut mieux relâcher Julien Coupat, il ne sera jamais notre chef, ni notre idéologue, ce qu’il écrit est trop compliqué et bien inutile, libérez le, s’il vous plait, dans dix ans ou plus vous en ferez un très bon ministre.

    Christian Hivert


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