03
Déc
08

Tarnac : un des inculpés libérés s’exprime

Vu ici :


4 Responses to “Tarnac : un des inculpés libérés s’exprime”


  1. 1 julien
    décembre 3, 2008 à 15:25

    Voir cette nouvelle affaire :

    « Albin enn garde à vue »

    sur

    Albin, journalier
    http://albertbin.blogspot.com/

  2. 2 trace -rt
    décembre 4, 2008 à 01:32

    Merci de jeter un oeil à cette page : http://www.acrimed.org/article3013.html

  3. décembre 5, 2008 à 11:31

    Comment ont-ils justifié de faire le lien entre un « comité invisible » et des sabotages de ligne.

    je ne comprends pas,

    ils sont tout de même avoir des preuves pour incarcérer non ?

    ou alors peut-être somme nous entrés dans une « république » reichiste ! qui emprisonne pour des idées politiques ! Là ce serait extrêmement grave.

  4. décembre 5, 2008 à 23:52

    http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/france/rencontre-avec-les-soldats-de-lultragauche-20081204-4236125_1556271.php

    Oui, bon, déjà, le titre! Evoquateur? Suggestif? Pire?

    Enquête. Avec les soldats de l’ultragauche
    Qui sont les « anarcho- autonomes », qui disent combattre le système ? En mai dernier, à l’occasion d’un procès, nous avions pu rencontrer quelques membres de cette mouvance, remise en lumière par l’affaire de Tarnac.
    Ils sont quatre, âgés de 20 à 23 ans. Pour nous, ils seront « Michel », « Marie-Christine », « Gwenaëlle » et « Oriane ». Pas de photo, pas de numéro de téléphone. Ils acceptent juste de laisser une adresse mail… qui ne fonctionnera jamais. Après le refus de leurs camarades de parler à la « presse bourgeoise, valet de l’Etat et suppôt du capitalisme », ce petit groupe de squatters rencontré lors d’un procès d’expulsion accepte finalement l’entrevue. Tous appartiennent à cette « mouvance anarcho-autonome » ciblée depuis plusieurs mois par le ministère de l’Intérieur. A l’époque où nous les rencontrons, trois squatters rennais suspectés de terrorisme viennent d’être interpellés et écroués (lire-ci-dessous). « On les a croisés », nous révèlent nos quatre interlocuteurs, qui ne s’étendent pas sur le sujet.
    « On veut nous diaboliser »
    Il faut dire que le spectre d’Action Directe brandi par le ministère de l’Intérieur les exaspère. « Dès qu’il y a des débordements, on nous stigmatise et on agite cette menace.
    On veut nous diaboliser. Cette stratégie vise à faire peur, et à faire taire un mouvement de contestation sociale qui grossit et dérange politiquement. » Les autonomes font notamment référence à l’aide aux sans-papiers et à la lutte contre les centres de rétention. Leur combat contre le capitalisme rencontrerait aussi « un écho favorable ». « Il y a davantage de tensions sociales. Après le désert des années 80, et une relative effervescence en 1995 et 1996, on sent aussi que nos actions ont de plus en plus de résonance. Nous sommes sur une pente ascendante. Ce n’est pas encore mai 68, mais l’ébullition approche. »
    « Action Directe était une dérive »
    Nos quatre interlocuteurs rejettent, en partie, l’idée de violence. « Cela dépend pourquoi et comment. Pour foutre le bordel, il existe aussi des manières non violentes très efficaces. » Pour Michel, « Action Directe était une dérive ». Selon lui, « une révolution ne doit pas être menée par une minorité (…) Oui, je cherche à faire la révolution. Mais je ne suis pas encagoulé, en train de comploter et de chercher à m’armer. Cette théorie du complot, c’est du fantasme ! » Les trois squatters interpellés qu’ils ont croisés ? « Une erreur de jeunesse. Ils ont voulu jouer un peu trop. » Marie-Christine comprend que certains puissent déraper. « Ils pensent qu’ils n’ont pas grand-chose à perdre. Que la prison, c’est pas forcément pire. A Rennes 2, il y a 20.000 étudiants qui savent qu’ils n’auront pas de boulot en sortant de la fac… » Pourquoi s’inscrire, s’il n’y a pas de débouchés ? « Etudiant, c’est mieux que rien du tout. Si tu n’es pas au moins ça, tu n’es plus rien. Avec les bourses, tu peux continuer à vivre… » Sa camarade, Gwenaëlle, martèle : « C’est peut-être vain ce qu’on fait, mais on ne peut pas rester là à attendre. Etre individualiste à 20 ans, ce n’est pas possible. A cet âge, on a le temps de penser au monde dans lequel on vit. On a le temps d’essayer de construire des choses. Nos parents, qui ont des crédits à payer, des enfants à charge, n’ont pas ce luxe… »
    « Nous sommes des rats. On vit de restes »
    Eux se décrivent comme « des rats ». « On est des fauchés. On vit des restes de la société. » Ils vivent dans des squats. Des locaux inoccupés qu’ils s’efforcent de garder « le plus longtemps possible ». Jusqu’à l’expulsion. Un vrai jeu de chat et de la souris avec la municipalité, propriétaire de la majorité des locaux squattés. Dans ces « espaces autogérés », ils organisent leur vie « de manière à ce que le moins de monde possible travaille de manière salariée », car « c’est aliénant ». Pas question « d’engraisser le capital et de participer à son système ». Pour dépanner, certains se résignent ponctuellement à faire de petits boulots, comme les vendanges. Pour le reste, le RMI et les bourses étudiantes de quelques squatters suffisent à faire vivre la communauté.
    Bar clandestin et cantine populaire
    Pour manger, il leur arrive pourtant de faire les poubelles, notamment après les marchés. Ils vivent de la récupération. « Les gens vont travailler pour avoir de l’argent et pouvoir s’acheter une voiture. Nous, on essaie de tout faire par nous-mêmes. On bricole beaucoup. » Dans ces squats, où il y a beaucoup de passage, ils ont aussi mis en place un « bar clandestin » et une « cantine populaire ». Ils organisent des projections et des concerts. C’est aussi dans l’un de ces squats, à Rennes, que la police a retrouvé « de nombreuses références à Action Directe (AD) ». Comme ce livre dédicacé, de Charlie Bauer, où ce « révolutionnaire et anarchiste », fervent défenseur d’AD, ancien bras droit de Mesrine, arbore ses blessures de guerre – « 25 ans de prison et huit tentatives d’évasion » – comme des médailles. Selon la police, la dédicace disait en substance : la lutte continue.
    Hervé Chambonnière

    Quatre interpellés passés par les squats rennais
    Sur la vingtaine de personnes interpellées au sein de « l’ultragauche, mouvance anarcho-autonome », depuis un an, au moins quatre ont fréquenté les « squats politiques » rennais.
    Novembre 2007 : venus de Rennes, Randal V., Daphnée C. et Grégoire M. sont arrêtés après avoir fait sauter une petite bombe artisanale dans un champ, près de Toulouse. Les jours précédents, ils avaient commis une série de vols au sein de l’université toulousaine, où ils jouaient les agitateurs, en pleine contestation anti-LRU. Sur eux, les policiers avaient retrouvé de l’acide, un détonateur, des explosifs, un plan de l’université, un pied-de-biche, des cagoules… Apprentis-terroristes ou pieds nickelés du grand banditisme ? Lors de leur procès, le 9 octobre dernier, le parquet a clairement opté pour la seconde hypothèse. Le trio a écopé de peines de trois mois (pour la jeune femme) à deux ans de prison. A Rennes, contrairement à Toulouse, on évoque « une trajectoire qui ressemble à celle d’Action Directe ». Les deux jeunes hommes sont mis en examen dans l’affaire de la voiture volée, incendiée et piégée (trois bonbonnes de gaz qui n’avaient pas explosé), placée devant la Direction régionale des douanes, à Rennes, le 8 novembre 2007 – faits qu’ils contestent farouchement. Ils sont également poursuivis pour une série de petits braquages minables commis dans la région rennaise.
    Aucune revendication idéologique
    Randal V. était fiché comme appartenant à la mouvance placée sur la liste noire du ministère de l’Intérieur (comme Daphnée C.). Selon une source proche de ces dossiers, toujours à l’instruction, les deux jeunes hommes n’ont pourtant exprimé aucune revendication idéologique ou politique. Novembre 2008. Benjamin R., un Franco-Belge âgé de 30 ans, l’un des neuf mis en examen pour « terrorisme », dans l’affaire de sabotages des lignes de TGV, est, lui aussi, passé par Rennes. Il y a géré un « squat politique » (Le Télégramme du 21 novembre), l’Ekluserie. Connus des étudiants, « les gens de l’Eklu » avaient été montrés du doigt lors du mouvement étudiant anti-CPE, où ils avaient joué les agitateurs, en 2006. Sur le plan national, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette « traque des anarcho-autonomes » et la « chasse aux idées subversives ». « On instaure un délit d’opinion. Vous n’êtes pas d’accord avec le système et vous le faites savoir ? Vous faites donc partie d’une association de malfaiteurs et vous êtes présumé terroriste ! ».


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